Le chef de l’État avait quitté le pays le 7 juin, accompagné de son épouse, Chantal Biya. Depuis, aucune communication officielle n’a précisé la date de son retour. Selon des informations publiées par Jeune Afrique, Paul Biya séjournerait en Suisse, où il recevrait des soins dans une clinique privée à Genève. Plusieurs membres de sa famille, dont son frère et deux de ses enfants, se trouveraient également sur place.
À Yaoundé, l’absence du président nourrit les interrogations au sein de la classe politique. Le député de l’opposition Jean Michel Nintcheu a saisi le Conseil constitutionnel afin qu’il examine une éventuelle vacance du pouvoir. Une position également défendue par le juriste Jean Calvin Aba’a Oyono, qui appelle à une clarification de la situation institutionnelle.
L’Union démocratique du Cameroun (UDC) a, de son côté, demandé davantage de transparence, estimant que la stabilité des institutions exige une communication claire sur l’exercice effectif du pouvoir.
Face aux spéculations, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, se veut rassurant. Dans un éditorial publié le 15 juillet dans le journal L’Action, Christophe Mien Zok, directeur des organes de presse du parti, affirme que « le pouvoir n’est pas vacant » et que Paul Biya demeure pleinement aux commandes de l’État.
En l’absence de nouvelles officielles sur son retour, les interrogations persistent autour de l’état de santé du président et de la gouvernance du Cameroun, à quelques mois de nouvelles échéances politiques.
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