Dans un communiqué publié lundi, le ministère sénégalais des Affaires étrangères indique que le chef de l’État a instruit le gouvernement ainsi que l’ensemble du réseau diplomatique de promouvoir la candidature de Macky Sall auprès des États membres de l’ONU.
Le texte précise que cette candidature est désormais celle de la République du Sénégal et qu’elle s’inscrit dans la volonté de renforcer la représentation de l’Afrique au sein des institutions internationales, tout en contribuant à un multilatéralisme plus efficace.
Cette décision marque un changement de position de Dakar. Depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye en 2024, les nouvelles autorités avaient refusé d’apporter leur soutien à l’ancien chef de l’État, critiqué pour la gestion de la crise politique ayant marqué la fin de son mandat et accusé d’avoir dissimulé des données économiques.
La candidature de Macky Sall avait été proposée en début d’année par le Burundi, alors président en exercice de l’Union africaine, en vue de succéder à Antonio Guterres à la tête de l’ONU. Toutefois, une vingtaine de pays africains, dont le Sénégal, avaient alors refusé de l’endosser.
Le retour de Macky Sall à Dakar, vendredi dernier, pour la première fois depuis son départ du pouvoir et son installation au Maroc, a mobilisé plusieurs milliers de partisans. Cette visite a cependant ravivé les critiques de ses opposants, qui continuent de réclamer des éclaircissements sur les violences ayant fait plusieurs dizaines de morts lors des manifestations politiques sous sa présidence.
Le soutien officiel de Dakar renforce désormais les ambitions internationales de l’ancien président sénégalais dans la course à la succession d’Antonio Guterres.
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