Selon les autorités, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a reçu le 8 juillet à Yaoundé des responsables de l’Église évangélique « Vie et Paix », conduits par l’apôtre Philippe Obaker. Cette rencontre faisait suite au drame ayant coûté la vie à une fillette, qu’un pasteur de cette Église aurait qualifiée de « démon », selon plusieurs médias locaux.
Renforcer le contrôle des activités religieuses
À l’issue de cette réunion, le ministre a annoncé que les églises de réveil ne disposant pas d’une situation administrative conforme seraient fermées. Il a également rappelé que les responsables religieux devront désormais répondre des actes commis au sein des structures placées sous leur autorité.
« Les responsables d’Églises seront tenus pour responsables des actes des structures placées sous leur autorité. L’État a le devoir de protéger les citoyens et de veiller à ce que les activités religieuses se déroulent dans le respect de la loi », a déclaré Paul Atanga Nji, cité par la Cameroon News Agency.
Recensement et formation des pasteurs
Le ministre a en outre demandé à l’Église « Vie et Paix » de renforcer la formation de ses pasteurs à travers des séminaires et des programmes d’éducation civique. Il a également ordonné un recensement national, dans un délai de 14 jours, de l’ensemble des responsables et structures de cette confession afin de faciliter le contrôle administratif.
Cette série de mesures s’inscrit dans la volonté des autorités camerounaises de renforcer l’encadrement des organisations religieuses et de prévenir de nouveaux drames liés à des pratiques contraires à la loi.
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