L’objectif est de sécuriser la succession présidentielle et d’assurer la continuité de l’État, alors que le chef de l’État, Paul Biya, est le doyen des dirigeants en exercice dans le monde à 93 ans.
Un poste clé pour assurer la continuité de l’État
La nouvelle fonction confère au vice-président la responsabilité d’assurer la continuité du pouvoir en cas de vacance, remplaçant ainsi le président du Sénat qui occupait cette position dans l’ordre de succession précédent. Nommé directement par le président de la République, le vice-président agit sous sa délégation expresse, et son mandat ne peut excéder celui du président.
Une réforme discutée et des critiques exprimées
La révision n’a toutefois pas été accueillie sans débats. Des voix critiques, notamment de l’opposition et de figures politiques comme Maurice Kamto, estiment que cette évolution pourrait renforcer l’emprise du pouvoir exécutif sur les institutions et limiter l’espace pour une véritable alternance démocratique. Certains soulignent que la nomination exclusive du vice-président par le président prive la fonction de légitimité populaire, rapprochant le dispositif d’une centralisation accrue du pouvoir par rapport au système précédent.
Sur le plan économique, des analystes observent que la mise en place d’une ligne de succession clairement définie pourrait rassurer les marchés et les partenaires internationaux. Cependant, des interrogations persistent quant à l’équilibre des institutions et la nature de cette transition politique.
Une réforme à effet potentiel sur la stabilité et la gouvernance
L’adoption de cette réforme offre au Cameroun la possibilité de renforcer la continuité de l’action gouvernementale et de sécuriser la prise de décisions au sommet de l’État. Elle pourrait également favoriser la confiance des investisseurs et partenaires internationaux, en réduisant l’incertitude liée à la succession présidentielle.
Pour devenir effective, la révision constitutionnelle doit encore être promulguée par le président de la République dans les semaines à venir. Une fois validée, cette réforme redessinera durablement la hiérarchie du pouvoir exécutif au Cameroun et constituera une étape majeure dans l’évolution de la gouvernance politique du pays.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










