Selon plusieurs participants aux échanges, les responsables religieux ont invité l’opposition à privilégier le dialogue, estimant qu’il pourrait produire davantage de résultats qu’une manifestation. Au sein du C64, les avis restent toutefois partagés : certains plaident pour le maintien de la marche tout en prenant part aux discussions, tandis que d’autres préfèrent reporter la mobilisation afin de donner une chance au processus de concertation.
Les consultations révèlent également plusieurs éléments sur la préparation de ce dialogue. D’après des responsables de l’opposition, les représentants de la Cenco et de l’ECC ont indiqué avoir reçu une mission de consultation de la part du chef de l’État, sans évoquer la publication d’une ordonnance présidentielle, contrairement à ce qu’avait annoncé le gouvernement.
Autre enseignement majeur : les chefs religieux souhaitent qu’aucun sujet ne soit exclu des discussions. Les participants devraient eux-mêmes définir l’ordre du jour, laissant ainsi ouverte la possibilité d’aborder des questions sensibles, notamment celle de la Constitution, si un consensus se dégage. Le gouvernement, de son côté, affirme que cette question ne figure pas, à ce stade, parmi les thèmes retenus pour le futur dialogue national.
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