Dans une plainte de seize pages déposée devant un tribunal fédéral à Washington, l’ancien chef de l’État demande l’annulation de son inscription sur la liste noire de l’OFAC, l’agence du Trésor américain chargée notamment de l’application des sanctions économiques.
Les États-Unis accusent Joseph Kabila d’avoir apporté un soutien financier et logistique à l’Alliance Fleuve Congo, liée au M23, et d’avoir encouragé des militaires congolais à déserter. Washington lui reproche également d’avoir séjourné à Goma sous la protection du groupe armé.
Kabila rejette les accusations
L’ancien président, au pouvoir en RDC de 2001 à 2019, rejette ces accusations. Ses avocats dénoncent des éléments « vagues » et « arbitraires » et estiment que Washington n’apporte pas de preuves matérielles suffisantes.
La défense affirme notamment qu’aucun transfert financier précis vers l’AFC n’est identifié et qu’aucun militaire n’est cité comme ayant été directement incité à déserter par Joseph Kabila.
Ses avocats rappellent également qu’en 2013, sous sa présidence, l’armée congolaise avait contribué à la défaite du M23.
Joseph Kabila demande donc à la justice américaine de lever les sanctions qui le visent. Cette procédure intervient alors que le M23 et l’Alliance Fleuve Congo restent au centre de la crise sécuritaire et politique dans l’est de la RDC.
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