Selon Amnesty, onze migrants sont arrivés en Eswatini le 8 juillet. L’ONG demande aux autorités de ce royaume d’Afrique australe de rendre publique l’identité des personnes concernées, de préciser leur lieu de détention et d’expliquer le fondement juridique de leur maintien sur le territoire.
Amnesty dénonce des expulsions contraires au droit international
Pour l’organisation, ces transferts ne respectent pas les garanties procédurales prévues par le droit international, notamment le droit pour les personnes expulsées de contester leur renvoi et d’être protégées contre le risque de refoulement vers des pays où elles pourraient être exposées à des violations des droits humains.
Nkanyiso Mtolo, chargé de campagne régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, rappelle que la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples considère ces expulsions comme une violation de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
Selon lui, les États africains ne devraient pas participer à une politique qui externalise les obligations des États en matière de protection des droits fondamentaux des migrants.
Appel aux États africains et aux organisations régionales
Amnesty International exhorte également les organisations régionales africaines, notamment la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), à condamner ces pratiques et à empêcher que leurs États membres deviennent des destinations pour des expulsions jugées illégales.
L’ONG estime que la récente prise de position de la Commission africaine constitue un signal encourageant, mais appelle à une mobilisation plus large afin de garantir le respect des droits des migrants et des réfugiés sur le continent.
Cette nouvelle affaire relance le débat sur la politique migratoire américaine et sur la responsabilité des États africains face aux transferts de migrants vers des pays tiers.
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