Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, doit présenter lundi les détails de ces nouvelles mesures. Elles viseraient l’Iran, mais également les pays qui continueraient à lui apporter un soutien économique ou financier.
Le président Donald Trump affirme vouloir contraindre les dirigeants iraniens à accepter un accord mettant fin au conflit et empêcher définitivement Téhéran de se doter de l’arme nucléaire.
L’Iran rejette la pression américaine
À Téhéran, les autorités iraniennes dénoncent une politique de « terrorisme économique ». Le chef d’état-major des forces armées, le général Ali Abdollahi, assure que l’Iran est prêt à répondre sur plusieurs fronts, notamment terrestre, maritime, aérien, cyber et en matière de défense antiaérienne.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, estime de son côté que Washington cherche désormais à utiliser la pression économique après avoir échoué, selon lui, à obtenir des résultats par la confrontation militaire.
Le pétrole et le détroit d’Ormuz sous tension
Cette escalade inquiète également les marchés pétroliers. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant le conflit environ un cinquième du pétrole mondial échangé, reste au cœur des tensions.
Les nouvelles sanctions américaines pourraient également affecter les exportations iraniennes vers la Chine, principal acheteur du pétrole iranien. Pékin estime que les sanctions et les pressions ne permettront pas de résoudre la crise et appelle à privilégier les négociations diplomatiques.
Alors que le conflit dure depuis plusieurs mois, Donald Trump fait aussi face à des pressions intérieures, notamment en raison de la hausse des prix du carburant et de ses conséquences économiques aux États-Unis.
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