Les États-Unis ont annoncé leur intention de retirer la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, une décision historique qui mettrait fin à près de cinq décennies d’inscription de Damas sur cette liste, où le pays figurait depuis 1979.
L’annonce a été faite à l’issue d’une rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue syrien Ahmed al-Charaa, en marge du sommet de l’OTAN. Le secrétaire d’État Marco Rubio a qualifié cette décision de « nouvelle étape historique » destinée à offrir « une chance de reconstruction et de prospérité au peuple syrien ».
Vers la levée progressive des sanctions
Le retrait de la Syrie de cette liste aurait des conséquences économiques et diplomatiques importantes. Il permettrait notamment le dégel d’avoirs financiers syriens, la levée de plusieurs sanctions automatiques imposées aux partenaires commerciaux de Damas et la reprise des échanges internationaux.
Selon l’administration américaine, cette mesure vise à favoriser les investissements étrangers, relancer le commerce international et accompagner la reconstruction d’un pays marqué par plus d’une décennie de conflit.
Washington justifie ce changement par les mesures prises par les autorités syriennes en matière de lutte contre le terrorisme depuis l’arrivée au pouvoir d’Ahmed al-Charaa.
Le Congrès dispose de 45 jours
Conformément à la procédure américaine, Marco Rubio a officiellement notifié le Congrès de cette décision. Les parlementaires disposent désormais d’un délai de 45 jours pour s’y opposer. À défaut de blocage, le retrait de la Syrie deviendra effectif.
Si certains élus réclament davantage de garanties concernant la représentation des femmes, des minorités et les réformes politiques en Syrie, aucune opposition majeure n’est attendue à ce stade.
Des intérêts économiques en jeu
Au-delà de l’aspect diplomatique, cette évolution pourrait également bénéficier aux entreprises américaines. Plusieurs groupes énergétiques, dont Chevron et ConocoPhillips, sont déjà évoqués pour participer à la remise en état des infrastructures énergétiques syriennes, notamment les champs gaziers, les installations pétrolières et les réseaux électriques.
Cette décision marque ainsi un changement significatif dans la politique américaine envers la Syrie et pourrait ouvrir une nouvelle phase de coopération économique et diplomatique entre les deux pays.
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