Cette directive intervient après deux affaires ayant suscité une vive émotion dans le pays au début du mois de juillet. À Tenkodogo, un instituteur reconnu coupable de viols répétés sur une élève de 15 ans a été condamné à 17 mois de prison, dont deux mois ferme. Dans une autre affaire, un maître coranique reconnu coupable du viol d’une fillette de huit ans a écopé de 18 mois d’emprisonnement, dont trois mois ferme.
Ces décisions judiciaires ont provoqué de nombreuses réactions, plusieurs observateurs estimant que les peines prononcées étaient insuffisantes au regard de la gravité des infractions.
Dans sa circulaire, le ministre de la Justice demande notamment aux magistrats de ne plus requérir des travaux d’intérêt général dans ce type de dossiers, considérant qu’une telle sanction ne reflète pas la gravité des violences sexuelles commises sur des mineurs.
Pour Edasso Rodrigue Bayala, des condamnations jugées trop clémentes risquent d’affaiblir le caractère dissuasif de la justice et de compromettre la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants. Il insiste sur la nécessité d’appliquer des peines exemplaires afin de mieux protéger les victimes et de renforcer la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de mobilisation croissante des autorités burkinabè contre les violences basées sur le genre et les atteintes aux droits des enfants.
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