Selon un communiqué de la Fédération malienne de football (Femafoot), les présidents des fédérations du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont rencontré, samedi à New York, le président de la CAF, Patrice Motsepe, afin d’évoquer les modalités d’une candidature commune.
La Femafoot qualifie cette rencontre d’« étape déterminante » dans le processus, estimant qu’elle ouvre la voie à la poursuite des démarches prévues par le règlement de la CAF en vue de l’attribution de la CAN 2032.
Les trois fédérations affirment vouloir élaborer un dossier de candidature solide, crédible et innovant, avec l’ambition d’offrir au continent une compétition répondant aux standards internationaux et de promouvoir une nouvelle vision du développement du football africain.
La Fédération nigérienne de football (Fenifoot) a également confirmé cette initiative dans un communiqué officiel.
Patrice Motsepe encourage le projet tout en rappelant les critères de la CAF
D’après la Fenifoot, Patrice Motsepe a salué cette démarche fondée sur une logique de coopération régionale et a encouragé les trois pays à poursuivre leurs efforts.
Lors d’une conférence de presse, le président de la CAF a toutefois rappelé que le choix du pays hôte relève exclusivement du Comité exécutif de l’instance continentale.
« Le Burkina Faso, le Niger et le Mali auront autant de chances que les autres. Mais les questions de sûreté et de sécurité sont des questions auxquelles nous devrons répondre », a déclaré Patrice Motsepe.
Il a également indiqué qu’il se rendrait prochainement dans les trois pays pour échanger sur les aspects liés au football.
Le défi sécuritaire au cœur de la candidature
La candidature des trois États intervient dans un contexte marqué par une situation sécuritaire complexe. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont confrontés depuis plusieurs années à des attaques attribuées à des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, qui affectent une partie de leurs territoires.
Ces enjeux sécuritaires constitueront l’un des principaux critères examinés par la CAF lors de l’évaluation des dossiers de candidature.
Des infrastructures en progression
Sur le plan des infrastructures sportives, les trois pays affichent des niveaux de préparation différents.
Le Burkina Faso a déjà accueilli la CAN 1998, tandis que le Mali a organisé l’édition 2002. Le Niger, en revanche, n’a encore jamais été pays hôte de la compétition.
Ces dernières années, Bamako a renforcé ses infrastructures avec cinq stades homologués par la CAF. De son côté, le Burkina Faso a obtenu en 2025 l’homologation du stade du 4-Août de Ouagadougou.
Le Niger poursuit pour sa part les travaux de mise aux normes du stade Général Seyni Kountché, suspendu de l’organisation des rencontres internationales depuis 2022.
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