Dans un communiqué de la présidence, le chef de l’État a exprimé sa « profonde tristesse » après l’accident et présenté ses condoléances aux familles des victimes. Les services compétents ont été mobilisés pour apporter une assistance médicale, funéraire et psychosociale aux personnes touchées.
Le ferry assurait la liaison entre la ville de Kariba, des îles et plusieurs camps de pêche situés sur le lac. Selon les premières informations, l’embarcation aurait été surchargée au moment du naufrage. Des équipes de secours, notamment des plongeurs spécialisés, poursuivent les recherches afin de retrouver d’éventuels survivants et les personnes encore portées disparues.
La sécurité maritime remise en question
Face à l’ampleur du drame, Emmerson Mnangagwa a demandé aux agences chargées de la sécurité maritime ainsi qu’aux forces de sécurité de procéder immédiatement à une révision complète des dispositifs appliqués sur les voies navigables du pays.
Cette évaluation doit permettre d’identifier les éventuelles défaillances et de renforcer les capacités d’intervention en cas d’accident. « Nous devons faire en sorte que nos eaux soient sûres », a déclaré le président zimbabwéen, tout en saluant l’intervention des premiers secours qui ont permis de sauver plusieurs passagers.
Le naufrage relance ainsi les préoccupations liées aux conditions de transport sur les eaux zimbabwéennes, alors que plusieurs accidents similaires ont déjà été enregistrés ces dernières années.
Situé à la frontière entre le Zimbabwe et la Zambie, le lac Kariba est l’un des plus grands lacs artificiels au monde en volume. Il constitue un important espace de transport, de pêche et d’activités économiques pour les populations riveraines.
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