Washington réduit ses exercices avec Séoul
Dimanche 16 août, Donald Trump a annoncé une réduction « considérable » de la participation américaine aux prochains exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud. Ces manœuvres annuelles, baptisées « Ulchi Freedom Shield », devaient mobiliser environ 18 000 soldats sud-coréens ainsi que des militaires américains stationnés dans le pays.
Le président américain a justifié cette décision en évoquant sa « très bonne relation avec Kim Jong-un ». Il a également estimé que ces exercices, qu’il juge coûteux, adressaient un signal « totalement inapproprié et hostile » à Pyongyang.
Les exercices ont néanmoins commencé comme prévu, selon le ministère sud-coréen de la Défense.
Trump affiche sa proximité avec Kim Jong-un
Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a également partagé une photographie de sa rencontre avec Kim Jong-un en 2019. Il a assuré que, malgré l’apparence peu chaleureuse de la photo, les deux dirigeants disposent de nombreux clichés où ils sourient ensemble, ajoutant qu’ils « s’entendent TRES BIEN ».
Cette prise de position intervient alors que Séoul cherche lui aussi à renouer le dialogue avec Pyongyang. Le président sud-coréen Lee Jae Myung, arrivé au pouvoir en juin 2025, a proposé des discussions avec la Corée du Nord sans conditions préalables. Ces propositions n’ont pour l’heure pas reçu de réponse favorable des autorités nord-coréennes.
Séoul refuse de participer aux opérations contre l’Iran
Donald Trump a par ailleurs évoqué le refus de la Corée du Sud de participer aux opérations militaires américaines contre l’Iran. Selon lui, il aurait demandé à Séoul de se joindre aux États-Unis dans leurs efforts pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, mais la réponse aurait été négative.
Le président sud-coréen avait auparavant indiqué que Trump souhaitait désormais accorder davantage d’attention au dossier nord-coréen.
Ces différents signaux témoignent d’une volonté affichée par Donald Trump de renouer le contact avec Kim Jong-un, alors que les relations entre Washington et Pyongyang restent marquées par les tensions liées au programme nucléaire et balistique nord-coréen.
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