L’annonce a été faite jeudi par le ministre de la Justice, Dominic Akuritinga Ayine, à l’issue de l’examen des propositions formulées par une commission de révision constitutionnelle.
Mise en place l’an dernier par le président John Dramani Mahama, cette commission était chargée d’évaluer les dispositions de la Constitution et de proposer des réformes institutionnelles. Parmi les recommandations retenues figure également l’allongement du mandat des députés, afin de l’aligner sur la nouvelle durée du mandat présidentiel.
Selon le gouvernement, cette réforme permettra aux futurs exécutifs de disposer de davantage de temps pour mettre en œuvre leurs programmes. Les autorités estiment que les premiers mois d’un mandat sont généralement consacrés à la transition, tandis que la dernière année est largement dominée par les enjeux électoraux, réduisant ainsi la période effective de gouvernance.
Le gouvernement a également donné son accord de principe à une révision des critères d’éligibilité à la présidence. L’âge minimum pour se présenter à l’élection présidentielle passerait de 40 à 35 ans, un compromis par rapport à la proposition initiale de la commission, qui préconisait un seuil fixé à 30 ans.
Autre changement envisagé : les élections présidentielles seraient organisées au cours de la première semaine de novembre, afin d’offrir un délai plus important entre le scrutin et l’investiture du chef de l’État, prévue le 7 janvier.
Une nouvelle commission sera prochainement constituée pour rédiger les projets de loi nécessaires à ces réformes. Les textes sont attendus d’ici octobre 2026, avant d’être soumis au Parlement.
La réforme relative à la durée des mandats devra ensuite être approuvée par référendum en 2027. Pour être adoptée, elle devra réunir un taux de participation d’au moins 40 % des électeurs inscrits et obtenir le soutien d’au moins 75 % des votants.
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