Au centre des désaccords figurait la question du partage de données sanitaires sensibles. Les autorités ghanéennes, dirigées par le président John Dramani Mahama, auraient rejeté des conditions jugées contraignantes, estimant qu’elles portaient atteinte à la souveraineté nationale ainsi qu’à la protection des informations de santé publique.
L’accord proposé par Washington prévoyait un financement de 109 millions de dollars sur une période de cinq ans. Ces fonds devaient contribuer au renforcement de la lutte contre plusieurs maladies infectieuses, notamment le VIH, le paludisme et la tuberculose, ainsi que d’autres pathologies transmissibles.
Ce refus s’inscrit dans une tendance observée dans plusieurs pays africains confrontés à des propositions similaires. Le Zimbabwe avait déjà décliné un accord estimé à plus de 300 millions de dollars, en raison notamment des clauses relatives à l’accès aux données sanitaires. Au Kenya, un dispositif comparable avait été suspendu par la justice après une plainte déposée par une association de consommateurs.
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