L’affaire remonte à 2024, lorsqu’une employée de la CPI a porté des accusations contre Karim Khan. Ce dernier s’était retiré temporairement de ses fonctions en 2025 avant d’être suspendu en juin 2026, le temps qu’une enquête disciplinaire soit menée. La Cour a indiqué que ses procureurs adjoints continueront d’assurer les activités du Bureau du procureur.
Cette révocation intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la CPI. Karim Khan était au cœur des enquêtes sur la guerre à Gaza et avait obtenu des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, ainsi que plusieurs dirigeants du Hamas. Ces décisions avaient suscité de fortes critiques d’Israël et des États-Unis, qui avaient imposé des sanctions au procureur.
Si Washington et Israël ont salué son départ, plusieurs défenseurs de la justice internationale appellent à préserver l’indépendance de la CPI. Des organisations comme Human Rights Watch estiment que la Cour doit à la fois garantir un environnement de travail sûr pour son personnel et poursuivre sans ingérence politique ses enquêtes sur les crimes internationaux.
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