Deux plaintes pour les violences post-électorales
Dans un communiqué publié samedi, celui qui se présente comme le « président élu » du scrutin d’octobre 2025 explique avoir engagé ces procédures pour dénoncer les « massacres et autres actes de répression » qu’il attribue au pouvoir de Yaoundé contre des citoyens ayant contesté les résultats de l’élection.
L’ancien ministre, accueilli en Gambie après avoir quitté le Cameroun, précise que cette initiative prolonge les plaintes déposées le 12 juin 2026 devant la justice française. Il indique également que d’autres actions judiciaires sont en préparation dans plusieurs États ayant ratifié les conventions internationales relatives à la lutte contre la torture et les disparitions forcées.
Paul Biya cité dans le contexte des procédures
Issa Tchiroma estime que la Suisse constitue un cadre particulièrement pertinent pour ces démarches, rappelant que le président Paul Biya y effectue régulièrement des séjours. Selon lui, ces plaintes participent à la lutte contre l’impunité des responsables présumés des violences ayant suivi la présidentielle.
L’opposant affirme par ailleurs que les arrestations et les poursuites contre des figures de l’opposition se poursuivent. Il évoque notamment les cas de Jacques Bertrand Mang et du maire Joseph-Espoir Biyong, qu’il considère comme des victimes de poursuites à caractère politique.
Les autorités camerounaises silencieuses
Le communiqué précise que les deux plaintes ont été transmises au ministère public de la Confédération helvétique, près le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone. L’une concerne spécifiquement Anicet Ekane, tandis que la seconde porte sur l’ensemble des victimes de la crise post-électorale.
Au moment de la publication de cette information, les autorités camerounaises n’ont pas encore réagi à cette annonce.
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