La section cyber du parquet de Paris a ouvert une enquête après une importante cyberattaque contre les systèmes de l’administration fiscale française. Selon l’administration, les données de 678 000 usagers, particuliers et entreprises, ont été extraites lors de cette attaque.
Les investigations ont été confiées à l’Office anticybercriminalité (Ofac). La justice enquête notamment sur une « extraction frauduleuse de données » contenues dans un système informatique de l’État, ainsi que sur une possible association de malfaiteurs.
Près de 700 000 usagers concernés
Pour les particuliers, les informations dérobées comprennent notamment les nom et prénom, quotient familial, revenu fiscal de référence et taux de prélèvement à la source.
L’administration fiscale assure toutefois que les données volées ne permettent pas d’accéder directement aux comptes personnels sécurisés sur impots.gouv.fr.
Les personnes concernées doivent être contactées à partir du début de la semaine suivante afin d’être informées de la situation et des risques potentiels, notamment en matière d’usurpation d’identité.
Une attaque plus sophistiquée
L’administration fiscale a indiqué que cette nouvelle intrusion était plus sophistiquée que certaines attaques précédentes. L’affaire intervient alors que plusieurs organismes publics français ont récemment été confrontés à des incidents informatiques.
Le piratage relance ainsi les interrogations sur la sécurité des systèmes d’information de l’État et la protection des données personnelles détenues par les administrations.
Des cyberattaques impliquant de jeunes hackers
Cette affaire intervient dans un contexte de multiplication des procédures judiciaires liées à la cybercriminalité en France.
En juin, deux pirates présumés, âgés de 22 et 15 ans, avaient notamment été mis en examen après le démantèlement du groupe Dumpsec, soupçonné d’avoir ciblé plusieurs institutions et entreprises françaises.
Selon les enquêteurs, ce groupe se serait spécialisé dans l’extraction et la revente de données informatiques. Plusieurs dizaines de millions de données auraient été compromises et plus de 1 500 sociétés ou organisations auraient figuré parmi ses cibles présumées.
D’autres procédures ont également concerné des attaques contre des établissements scolaires, des fédérations sportives et des systèmes contenant des informations sensibles.
La protection des données au cœur des investigations
Les autorités judiciaires devront désormais déterminer l’origine de l’attaque contre le fisc, les méthodes utilisées par les auteurs présumés et l’étendue exacte des données compromises.
Cette nouvelle affaire met une nouvelle fois en lumière les enjeux liés à la cybersécurité des administrations publiques et à la protection des données personnelles de millions de Français.
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