D’après des sources sur place, les forces israéliennes auraient reçu pour consigne de rendre cette zone inhabitable afin d’empêcher le retour des populations déplacées. Une stratégie qui pourrait être qualifiée de violation du droit international humanitaire, voire de crime de guerre.
Depuis le village de Kfarchouba, situé en surplomb de la frontière, le maire Kassem Kaderi décrit un paysage dévasté : plusieurs localités voisines auraient été entièrement détruites.
Malgré les risques, environ 350 habitants ont choisi de rester sur place. « Si nous partons, le village sera rasé », affirme l’élu, évoquant la crainte d’une occupation durable.
Plus au sud, la localité de Rmeich serait désormais encerclée. Sur place, la population vit dans la peur, entre survols de drones, bombardements et incertitude sur l’avenir du territoire.
Face à cette situation, certains responsables locaux mettent en garde contre une possible escalade. Le maire de Kfarchouba prévient que, sans intervention de la communauté internationale, les habitants pourraient être tentés de prendre les armes pour se défendre.
Un argument qui renvoie notamment à la Assemblée générale des Nations unies, dont certaines résolutions reconnaissent le droit des peuples à résister à une occupation.
Dans ce contexte tendu, la situation dans le sud du Liban reste extrêmement volatile, malgré la trêve officiellement en vigueur.
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