Dans ce pays d’environ deux millions d’habitants, près de 75 % de la population est catholique. L’Église y joue un rôle central, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé, avec une présence importante dans les écoles et les hôpitaux.
Au programme du pape : rencontres avec les autorités politiques et religieuses, échanges avec des acteurs culturels, visite d’un hôpital psychiatrique et d’une école portant le nom de François, décédé il y a un an.
Cette étape s’inscrit aussi dans le cadre du 170e anniversaire de l’évangélisation du pays.
Un contexte politique sensible
Le chef de l’État, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, doit accueillir le souverain pontife. Son long règne est régulièrement critiqué pour son caractère autoritaire.
Dans ce contexte, les prises de parole du pape sont très attendues. Lors de ses précédentes étapes africaines, Léon XIV a dénoncé la corruption et les dérives autoritaires.
La visite n’est pas sans polémique. En février, les autorités ont imposé une retenue sur les salaires de fonctionnaires et de militaires pour financer l’événement, suscitant des critiques au sein de la population.
Malgré cela, ce déplacement est perçu comme un moment majeur pour l’Église locale et pour le pays.
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