La plus haute juridiction tchadienne a confirmé la condamnation prononcée en août dernier contre le président du parti Les Transformateurs, poursuivi notamment pour « diffusion de messages à caractère raciste et xénophobe », « association de malfaiteurs » et « complicité de meurtre ».
Selon la justice tchadienne, un message diffusé par Succès Masra en 2023 aurait contribué à déclencher les violences intercommunautaires meurtrières survenues en mai 2025 à Mandakao, dans le sud du Tchad. Plus de 70 personnes avaient également été jugées dans cette affaire liée au massacre.
Autour du siège de la Cour suprême, un important dispositif policier et militaire avait été déployé pour sécuriser l’audience. Plusieurs accès ont été bloqués et des journalistes ont été contraints de quitter les lieux malgré le caractère public de la séance.
À l’annonce du verdict, les avocats de l’opposant ont dénoncé une décision à forte portée politique. Me Francis Kadjilembaye, coordinateur du collectif de défense, a regretté le rejet du pourvoi alors que celui-ci avait été jugé recevable sur la forme.
Au sein du parti Les Transformateurs, la condamnation suscite également une vive indignation. Claudia Hoinathy a dénoncé une décision « honteuse » et estimé que le procès relevait davantage d’un règlement politique que judiciaire. Les proches de Succès Masra espèrent désormais une issue politique, à travers une grâce présidentielle ou une éventuelle amnistie.
Après cette décision de la Cour suprême, les recours restants pour l’ancien chef du gouvernement se limitent désormais aux juridictions sous-régionales et internationales.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










