Ce plan, présenté avant la concertation nationale prévue le 3 juin dans le cadre du processus de « Refondation » annoncé par les autorités, a été élaboré avec la participation d’organisations de la société civile. Si ces dernières saluent plusieurs avancées, elles estiment toutefois que certaines garanties restent indispensables pour assurer l’efficacité réelle des réformes.
Parmi les principales revendications figure l’adoption urgente de la loi sur l’accès à l’information à caractère public, toujours en attente à l’Assemblée nationale. Pour les acteurs de la transparence, ce texte constitue un outil essentiel pour permettre aux citoyens de demander des comptes aux institutions publiques.
Transparency International Madagascar insiste notamment sur la nécessité de renforcer la transparence institutionnelle. Sa directrice, Mialisoa Randriamampianina, estime que cette loi représente une base fondamentale pour crédibiliser l’engagement des autorités dans la lutte contre la corruption.
De son côté, l’ONG Tolotsoa voit dans cette stratégie une rupture avec les approches précédentes, souvent jugées trop théoriques. Son coordinateur, Tsimihipa Andriamazavarivo, souligne que les citoyens attendent désormais des résultats concrets et des actions fortes plutôt que de simples annonces politiques.
Les premiers effets de cette stratégie sont attendus dès 2026. Selon l’indice de perception de la corruption publié par Transparency International, Madagascar occupe actuellement la 148e place sur 182 pays évalués, illustrant l’ampleur des défis auxquels le pays reste confronté.
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