Deux de ses frères, Abdelrahim Dagalo et Al-Qoni Hamdan Dagalo, ont également écopé de la peine capitale, aux côtés de treize autres accusés.
Des accusations de génocide et de crimes contre l’humanité
Le tribunal a retenu contre les condamnés des chefs d’accusation portant sur des crimes contre l’humanité, un génocide, des crimes de guerre contre des civils, la destruction de biens publics et l’utilisation de méthodes de guerre interdites.
L’enquête judiciaire a établi que le gouverneur Khamis Abakar avait été arrêté par les RSF en juin 2023 avant d’être conduit dans leur quartier général à El-Geneina, où il a été tué. Des images de sa dépouille avaient ensuite circulé sur les réseaux sociaux.
D’autres responsables également condamnés
Parmi les autres personnes reconnues coupables figurent l’ancien vice-gouverneur du Darfour-Occidental, Al-Tijani Al-Tahir Karshoum, le commandant régional des RSF, Idriss Hassan Haroun, plusieurs chefs tribaux arabes ainsi qu’un militant accusé de soutenir les paramilitaires.
Le tribunal a ordonné la confiscation de leurs biens au profit de l’État soudanais et demandé aux autorités de solliciter Interpol afin d’émettre des mandats d’arrêt internationaux en vue de leur extradition.
Des crimes jugés imprescriptibles
Dans sa décision, le juge a rappelé que les crimes internationaux reprochés aux accusés étaient imprescriptibles et ne pouvaient bénéficier d’aucune amnistie politique, conformément aux engagements internationaux du Soudan.
La justice soudanaise a également conclu que Hemedti portait la responsabilité de la destruction et du pillage systématiques de biens, ainsi que d’attaques délibérées contre des civils, des quartiers résidentiels et des établissements scolaires.
Son frère Abdelrahim Dagalo a, pour sa part, été reconnu coupable d’avoir planifié le siège d’El-Geneina, imposé des conditions de vie inhumaines à la population, provoqué des déplacements forcés de civils et participé au génocide visant le peuple Masalit.
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