S’exprimant lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le chef de l’État a indiqué que l’hypothèse d’une poursuite de son action au-delà des deux mandats constitutionnels ne pouvait être totalement écartée, à condition qu’une démarche institutionnelle et populaire soit engagée.
« Je n’ai pas sollicité de troisième mandat, mais si le peuple souhaite que j’en exerce un, je l’accepterai », a-t-il déclaré, soulignant que toute évolution du cadre constitutionnel devrait nécessairement passer par la consultation du peuple congolais, notamment par voie référendaire.
Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par des tensions persistantes dans l’est du pays, où les affrontements avec des groupes armés, notamment le M23, continuent de fragiliser la stabilité nationale. Le président a d’ailleurs évoqué les défis sécuritaires comme un facteur déterminant pouvant influencer le calendrier électoral prévu en 2028.
Selon lui, l’organisation des élections ne saurait se tenir dans des conditions acceptables sans un retour effectif de la paix sur l’ensemble du territoire, y compris dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu
Sur le plan institutionnel, la Constitution congolaise limite actuellement le mandat présidentiel à deux termes. Toute modification nécessiterait soit une majorité qualifiée au Parlement, soit l’organisation d’un référendum populaire.
Ces propos du chef de l’État suscitent déjà des réactions contrastées au sein de la classe politique, une partie de l’opposition dénonçant depuis plusieurs mois une volonté supposée de prolonger son maintien au pouvoir, tandis que ses partisans évoquent une lecture pragmatique du contexte sécuritaire.
Dans un climat encore incertain, cette sortie présidentielle relance ainsi les interrogations sur la trajectoire politique de la RDC à moyen terme.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










