Après un mois d’audiences, le procureur a requis 10 ans de travaux forcés, assortis d’une interdiction de toute fonction publique pendant une décennie supplémentaire.
Le ministère public accuse Mutamba d’avoir attribué un marché public irrégulier à une « entreprise de façade » pour la construction d’une prison à Kisangani, dans le nord-est du pays. Selon l’accusation, le transfert des fonds vers le compte de cette société démontre un détournement délibéré. Le procureur, particulièrement virulent, a qualifié l’ancien ministre de « délinquant », lui reprochant également d’avoir « désacralisé le palais de justice » en y organisant des meetings publics.
La défense rejette fermement ces accusations, affirmant qu’aucun détournement n’a eu lieu. Les avocats soulignent que Mutamba avait communiqué l’ordre de paiement à l’Inspection générale des Finances et à d’autres organes de contrôle afin de tracer le mouvement des fonds, preuve, selon eux, de sa bonne foi.
De son côté, l’ancien ministre estime que cette procédure judiciaire vise avant tout à l’écarter du gouvernement, rappelant qu’il s’est attiré l’hostilité d’une partie de la magistrature en menant des réformes et en formulant des critiques publiques.
Le verdict de la haute cour est attendu pour le 27 août 2025.
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