L’opération visait, selon l’armée, des repaires de groupes armés qualifiés de « terroristes » dans le village de Kusasu, situé dans la zone de gouvernement local de Shiroro.
Cependant, des responsables locaux et des habitants affirment que la frappe a touché par erreur des habitations civiles. Le président du conseil local, Isyaku Bawa, a indiqué que l’attaque avait frappé une zone habitée, causant la mort d’environ 13 personnes. Il a présenté ses condoléances aux familles des victimes.
Plusieurs témoins confirment la présence de victimes civiles. Un habitant, Moses Samuel, affirme avoir perdu plusieurs membres de sa famille, dont sa fille. Selon lui, 13 corps ont été enterrés après l’incident. Un autre témoin, John Ezra, indique que des femmes et des enfants figurent parmi les victimes, précisant que des maisons ont été touchées par les bombardements.
De son côté, l’état-major de la défense nigériane maintient que l’opération visait des positions de groupes armés et affirme que plusieurs combattants ont été neutralisés. L’armée évoque environ soixante-dix « bandits armés » tués lors de la frappe.
Les autorités militaires ont toutefois annoncé l’ouverture de vérifications concernant les allégations de victimes civiles.
Ce nouvel incident relance le débat sur les opérations aériennes dans le nord du Nigeria, une région confrontée à la fois aux violences de groupes jihadistes et aux attaques de bandes criminelles locales. Ces frappes, bien que ciblant des groupes armés, donnent régulièrement lieu à des pertes civiles, selon plusieurs rapports et témoignages.
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