Dans une vidéo relayée par plusieurs médias locaux, des hommes armés et masqués, vêtus d’uniformes paramilitaires, lancent ce qu’ils présentent comme un « dernier avertissement ». Ils menacent d’exécuter ou de disperser les otages en cas de non-paiement, rendant leur localisation plus difficile.
Selon un groupe local de médiation, 416 femmes et enfants seraient actuellement retenus. Une image diffusée en ligne montre plusieurs femmes assises au sol, sous la surveillance d’hommes armés.
Cette nouvelle prise d’otages rappelle les méthodes déjà employées par Boko Haram depuis plusieurs années dans cette région. Le groupe est notamment connu pour l’enlèvement massif des lycéennes de Chibok en 2014, un événement qui avait suscité une vive émotion à l’échelle internationale.
Depuis près de deux décennies, le nord-est du Nigéria est en proie à une insurrection armée marquée par des attaques contre les civils, les établissements scolaires et les forces de sécurité.
Cette crise intervient dans un contexte sécuritaire déjà fragile. Le pays fait face à une multiplication des violences, entre attaques jihadistes, affrontements communautaires, criminalité organisée et mouvements séparatistes dans certaines régions.
Les autorités nigérianes qualifient souvent de « bandits » les groupes criminels responsables d’enlèvements contre rançon, une pratique devenue récurrente dans plusieurs États du pays. Selon diverses estimations, ces violences ont fait des milliers de morts ces dernières années.
Face à cet ultimatum, le gouvernement nigérian se retrouve confronté à un choix délicat : céder aux exigences des ravisseurs au risque d’encourager d’autres enlèvements, ou refuser et exposer la vie de centaines d’otages.
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