Cinq jours après les crues dévastatrices qui ont ravagé plusieurs zones de l’Himalaya, l’armée, la police et des bénévoles poursuivent les opérations de recherche et de secours.
À Bidur, à une cinquantaine de kilomètres de Katmandou, une base militaire coordonne les interventions. Des hélicoptères effectuent des rotations pour évacuer des survivants et acheminer de l’aide dans les zones isolées.
Mais l’accès à plusieurs villages reste difficile. Des routes ont été détruites ou coupées par les coulées de boue et les inondations. Les secouristes doivent également composer avec de nouvelles montées des eaux et des conditions météorologiques difficiles.
Parmi les personnes toujours recherchées figurent notamment des enfants et des membres de familles séparées par la catastrophe. Dans les hôpitaux et les morgues, les proches des disparus tentent d’obtenir des informations et de reconnaître les victimes.
Des corps difficiles à identifier
Face au nombre de dépouilles récupérées, les autorités sont confrontées à un autre défi : l’identification des victimes.
La décomposition rapide des corps complique les procédures, alors que les capacités des morgues sont limitées. À Bharatpur, par exemple, la morgue ne peut accueillir qu’une vingtaine de dépouilles. Certains corps ont donc été conservés temporairement dans des locaux réfrigérés mis à disposition par une association de commerçants.
Pour des raisons sanitaires, les autorités ont décidé de procéder aux premières inhumations provisoires de victimes non identifiées.
Des échantillons d’ADN sont prélevés avant chaque enterrement afin de permettre une identification ultérieure. Pour les victimes hindoues, les autorités prévoient, une fois l’identité établie, une éventuelle exhumation afin que les familles puissent organiser les rites funéraires traditionnels.
Des cimetières provisoires aménagés
Plusieurs centaines de tombes ont été creusées dans la forêt de Devghat, à environ 200 kilomètres des vallées de Rasuwa, durement touchées par la catastrophe.
Chaque sépulture doit être enregistrée et identifiée afin de permettre, si nécessaire, la récupération ultérieure des dépouilles.
Les autorités expliquent cette décision par l’urgence sanitaire liée à la décomposition des corps. Pendant ce temps, les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver les plus de 4 200 personnes toujours portées disparues.
Alors que le bilan s’élève à 903 morts, l’espoir de retrouver des survivants s’amenuise, mais les équipes de secours poursuivent leurs opérations dans les zones encore accessibles.
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