Des poursuites liées à leurs émissions
Les deux prévenus étaient poursuivis pour des faits liés à leurs interventions publiques sur la situation économique et la vie chère au Mali. Les autorités judiciaires leur reprochaient notamment des faits qualifiés d’« atteinte au crédit de l’État » et d’« association de malfaiteurs », commis au moyen des technologies de l’information et de la communication.
Selon la justice, leurs activités médiatiques étaient susceptibles de contribuer à la déstabilisation du pouvoir dirigé par les militaires.
Une qualification contestée par la défense
La défense ne conteste pas l’existence de la décision, mais met en cause certaines qualifications retenues contre les deux accusés. Me Ladji Traoré, avocat de Ras Bath, s’est notamment interrogé sur l’ajout de la charge d’« association de malfaiteurs ».
« Tout le droit n’a pas été dit avec cette condamnation de dix ans de réclusion », a-t-il estimé, rappelant que les avocats avaient auparavant soulevé plusieurs exceptions devant la juridiction.
La défense considère également que cette qualification constitue une requalification des faits initialement reprochés à Ras Bath et à « Rose vie chère ».
Les avocats annoncent un appel
Dans l’entourage de Ras Bath, la condamnation n’a pas été accueillie comme une surprise. Un partisan du Collectif pour la défense de la République (CDR), créé par le chroniqueur, a estimé que les faits avaient déjà fait l’objet d’un jugement.
Les qualifications définitivement retenues devront toutefois être précisées dans l’arrêt écrit de la Cour d’appel.
Les avocats de Ras Bath et de « Rose vie chère » ont annoncé leur intention de faire appel de la décision. Ils disposent d’un délai de 72 heures pour engager cette procédure.
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