Selon un communiqué signé par son porte-parole, Mohamed Elmouloud Ramadane, les six militaires avaient été capturés lors d’affrontements avec les Forces armées maliennes. Ils ont été confiés à une mission du CICR, qui a assuré leur évacuation de Kidal vers Gao.
Une évacuation médicale confirmée par le CICR
Le CICR a confirmé avoir facilité, le 16 août, le transfert médical de six personnes blessées depuis le Centre de santé de référence de Kidal vers l’hôpital de Gao. Fidèle à son principe de neutralité, l’organisation humanitaire n’a pas précisé leur appartenance militaire, cette information provenant du FLA.
Le transfert a été réalisé après l’obtention de garanties de sécurité auprès des différentes parties au conflit.
« Notre rôle d’intermédiaire neutre constitue un aspect fondamental de notre mandat », a expliqué Nicolas Lambert, chef de la délégation du CICR au Mali.
Les six blessés doivent recevoir des soins complémentaires à Gao avant, selon le CICR, de pouvoir retrouver leurs familles.
88 militaires libérés ou évacués en quatre jours
Cette opération intervient trois jours après l’annonce par l’état-major général des armées de la libération de 82 militaires maliens. Certains avaient été capturés lors des attaques coordonnées du 25 avril, tandis que d’autres avaient été faits prisonniers lors de combats ultérieurs dans le nord du pays.
Les conditions de leur libération n’avaient pas été détaillées par l’armée. Le FLA avait de son côté présenté cette décision comme un geste humanitaire.
Avec le transfert des six militaires blessés, 88 militaires maliens sont ainsi sortis de captivité ou ont été pris en charge depuis le 13 août, selon les informations communiquées par les différentes parties.
Le FLA avait auparavant diffusé, le 31 juillet, une vidéo montrant plus de 200 membres des forces maliennes détenus. Le nombre exact de militaires toujours en captivité reste toutefois inconnu.
Le CICR maintient son rôle humanitaire
Le CICR rappelle que le droit international humanitaire prévoit la protection et le traitement humain des personnes blessées et détenues dans le cadre d’un conflit.
L’organisation poursuit par ailleurs son dialogue confidentiel avec les différentes parties afin de faciliter d’autres opérations humanitaires, notamment en faveur des personnes blessées ou détenues.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










