Après de nombreuses informations relayées sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias depuis l’assaut, l’annonce officielle de son décès a été faite au journal télévisé de 20 heures de l’ORTM 1, la chaîne nationale malienne, par le ministre de l’Administration territoriale, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly en même temps porte-parole du gouvernement.
Dans la foulée, les autorités ont décrété un deuil national de deux jours sur toute l’étendue du territoire à compter du lundi 27 avril à 00 heure. Durant cette période, les drapeaux seront mis en berne sur les bâtiments publics et édifices officiels, en hommage à cette figure majeure de l’appareil sécuritaire national.
Dans son communiqué, le gouvernement a salué la mémoire d’un « grand soldat », d’un « révolutionnaire confirmé » et d’un homme « tombé pour la libération totale du Mali », dans un contexte marqué par une recrudescence des violences armées.
Personnalité influente de la transition en cours depuis 2020, le général Sadio Camara occupait une place centrale dans la stratégie militaire et sécuritaire du pays. Son décès intervient alors que plusieurs localités maliennes demeurent sous tension, notamment Kati, Kidal et certaines zones du nord, où les opérations militaires se poursuivent.
Cette disparition constitue un choc pour le Mali, confronté depuis plusieurs années à une instabilité sécuritaire persistante. À travers ce deuil national, la nation malienne entend rendre un ultime hommage à celui qui incarnait, pour beaucoup, la fermeté de l’État face aux menaces armées.
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