Objectif affiché : contester la domination du Congrès des progressistes (APC), le parti au pouvoir dirigé par le président Bola Ahmed Tinubu, dans un contexte marqué par un renforcement de la majorité présidentielle.
Ces derniers mois, plusieurs gouverneurs, parlementaires et responsables locaux ont en effet rejoint le camp présidentiel, alimentant les spéculations autour d’une possible candidature consensuelle de Bola Tinubu en 2027, susceptible de limiter la concurrence électorale.
Dans leur « Déclaration d’Ibadan », les partis d’opposition dénoncent une dérive du multipartisme et affichent leur volonté de rééquilibrer le jeu démocratique. Des discussions sont en cours pour désigner un candidat unique à la présidentielle, soutenu par l’ensemble de la coalition.
Plusieurs figures majeures de la scène politique nigériane ont pris part à cette rencontre, dont l’ancien vice-président Atiku Abubakar, l’ex-gouverneur de Kano Rabiu Kwankwaso, l’ancien ministre des Transports Rotimi Amaechi, ainsi que Peter Obi, arrivé troisième lors de la présidentielle de 2023.
Les participants ont également adopté un agenda en neuf points. Parmi les principales revendications : la révision de la loi électorale de 2026, jugée susceptible d’affaiblir la crédibilité du scrutin, ainsi que le report du calendrier des primaires par la Commission électorale indépendante.
À travers cette alliance, l’opposition nigériane espère peser davantage sur le scrutin de 2027 et éviter une concentration du pouvoir politique autour du parti présidentiel.
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