Ces incidents surviennent trois jours après les offensives coordonnées menées les 24 et 25 avril par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et le Front de libération de l’Azawad. Malgré un retour relatif au calme dans certaines zones, la situation demeure instable sur l’ensemble du territoire.
À Kati, ville-garnison située à une quinzaine de kilomètres de la capitale, des témoins signalent l’entrée d’un convoi de véhicules administratifs, alimentant les spéculations autour des déplacements du chef de la transition, le général Assimi Goïta. Son entourage assure toutefois qu’il se trouve bien à Bamako.
Au sein du pouvoir, la situation reste également préoccupante. Après la mort du général Sadio Camara lors des attaques, l’état de santé du général Modibo Koné, directeur de l’Agence malienne de sécurité d’État, se serait fortement dégradé. Il avait été grièvement blessé par balles.
Kidal sous contrôle des groupes armés
À l’intérieur du pays, un calme précaire s’installe. Dans la région de Gao, des unités de l’armée malienne se sont repliées de la localité de Labbezanga vers Ansongo. Plus au nord-est, la ville de Kidal reste sous le contrôle du JNIM et du FLA, qui consolident leurs positions.
Les éléments de l’Africa Corps, qui appuyaient jusque-là les forces maliennes, ont quitté la zone, suscitant de vives réactions au sein des autorités, certains responsables évoquant une « trahison ».
Réactions internationales et inquiétudes croissantes
Sur la scène internationale, Algérie a réaffirmé son attachement à l’unité territoriale du Mali et à la stabilité de ses institutions. De son côté, la France a exprimé sa « profonde préoccupation » face à la dégradation de la situation sécuritaire, condamnant fermement les violences contre les civils et appelant à un retour durable à la paix.
Dans ce contexte marqué par une recrudescence des attaques jihadistes et une instabilité persistante, le Mali s’enfonce un peu plus dans une crise sécuritaire majeure.
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