Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions géopolitiques au Moyen-Orient, malgré le cessez-le-feu entré en vigueur début avril entre Téhéran et Washington. La circulation maritime reste fortement perturbée dans cette zone par laquelle transite habituellement près de 20 % du pétrole mondial.
Selon plusieurs médias spécialisés, les navires souhaitant traverser le détroit doivent désormais fournir des informations détaillées concernant leur propriétaire, leur assurance, leur équipage ainsi que leur itinéraire. Cette nouvelle structure iranienne se présente comme la seule autorité habilitée à autoriser les transits dans le détroit.
Une zone maritime sous haute tension
Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février, le détroit d’Ormuz est devenu l’un des principaux foyers de tensions internationales. L’Iran accuse les États-Unis de maintenir un blocus contre ses ports, tandis que Washington cherche à sécuriser la circulation maritime dans cette région essentielle pour l’économie mondiale.
Face à cette situation, plusieurs compagnies maritimes et armateurs ont réduit ou suspendu leurs passages dans la zone, en raison des risques sécuritaires croissants et de la hausse des coûts d’assurance.
Des conséquences mondiales redoutées
Le détroit d’Ormuz constitue un axe vital pour le commerce énergétique mondial. Toute restriction durable du trafic dans cette zone peut avoir un impact direct sur les prix du pétrole, du gaz et sur les chaînes d’approvisionnement internationales.
L’Iran affirme vouloir exercer pleinement sa souveraineté sur cette voie maritime stratégique. Mais cette montée des tensions alimente les inquiétudes de plusieurs puissances internationales qui craignent une aggravation de la crise dans le Golfe persique.
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