Selon la police, ces dépouilles proviendraient de la morgue d’un hôpital, une affirmation qui n’a pas suffi à dissiper les interrogations.
Sur place, l’émotion et l’incompréhension dominent. Plusieurs résidents affirment n’avoir jamais été témoins d’un tel événement dans la région.
Certains évoquent une situation inédite, alimentant les doutes sur les circonstances exactes de cet enterrement collectif. Des rumeurs circulent également sur un possible transfert des corps depuis un autre comté.
Une pratique encadrée par la loi
Au Kenya, la législation autorise les hôpitaux et morgues à procéder à l’inhumation de corps non réclamés après un délai de 14 jours. Toutefois, cette procédure est strictement encadrée et nécessite une autorisation judiciaire.
Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si ces règles ont été respectées dans le cas de Kericho.
Une enquête en cours et des premières arrestations
Face à l’ampleur de l’affaire, les autorités ont ouvert une enquête pour faire la lumière sur les circonstances exactes de ces inhumations. Au moins deux personnes ont déjà été interpellées.
Des médecins légistes ont procédé à des autopsies afin d’établir les causes des décès. Pour l’heure, l’identité des victimes n’a pas été révélée.
De nombreuses zones d’ombre
Malgré les premières explications officielles, de nombreuses questions restent en suspens : Pourquoi ces corps ont-ils été enterrés dans une fosse commune ? Les procédures légales ont-elles été respectées ? D’où provenaient réellement les dépouilles ?
Dans l’attente des conclusions de l’enquête, cette affaire continue de susciter une forte émotion au Kenya et alimente les inquiétudes sur la gestion des corps non réclamés dans le pays.
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