Dans une enquête publiée récemment, Human Rights Watch affirme que près de 1 800 civils ont été tués depuis 2023 au Burkina Faso.
Selon l’ONG, plus de 65 % de ces victimes seraient imputées à l’armée burkinabè et à ses supplétifs civils, notamment les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), engagés dans la lutte contre les groupes jihadistes.
L’organisation indique s’être appuyée sur des témoignages et des enquêtes menées auprès de plus de 450 personnes dans plusieurs pays de la région.
Une réponse ferme des autorités burkinabè
Le gouvernement du Burkina Faso a vivement rejeté ces accusations dans un communiqué publié le 5 avril.
Par la voix de son porte-parole, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, les autorités dénoncent un « faux rapport », évoquant des « allégations graves infondées » et une enquête jugée biaisée.
Le gouvernement critique également la méthodologie de l’ONG, qu’il accuse de chercher à « diaboliser » les forces engagées contre le terrorisme.
Des accusations rejetées en bloc
Ouagadougou assure que les forces de défense agissent avec professionnalisme et dans le respect de la vie des civils.
Les autorités vont plus loin en qualifiant Human Rights Watch d’organisation « déconnectée des réalités » et dénoncent une tentative de déstabilisation du pays dans un contexte sécuritaire déjà fragile.
Le gouvernement affirme également se réserver le droit de prendre des mesures contre ce qu’il considère comme des « officines impérialistes ».
Un contexte sécuritaire toujours tendu
Le Burkina Faso est confronté depuis plusieurs années à une insécurité persistante liée aux attaques de groupes armés jihadistes.
Dans ce contexte, les opérations militaires et l’implication des civils armés restent au cœur de débats sur le respect des droits humains et la protection des populations.
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