Selon plusieurs témoignages recueillis par l’AFP, cette mobilisation prend diverses formes, allant d’appels aux dons à des contributions jugées, dans certains cas, contraignantes.
Dès le mois de février, des retenues sur salaires ont été appliquées aux fonctionnaires et aux membres des forces armées. Les montants prélevés varient entre 20 000 et 55 000 francs CFA, soit jusqu’à environ 85 euros.
Au-delà des agents publics, d’autres catégories de la population sont également mises à contribution, notamment les étudiants, appelés à participer financièrement aux préparatifs de cette visite papale.
Vente de tenues à l’effigie du souverain pontife
Dans le cadre de cet événement, les autorités universitaires ont lancé une initiative autour du nouveau campus de l’Université nationale, situé à Basùpù et rebaptisé « Campus Universitaire Pape Léon XIV ».
Une circulaire invite étudiants et enseignants à s’acquitter de 10 000 francs CFA pour l’acquisition d’une tenue complète à l’effigie du pape Léon XIV. Ce kit comprend notamment une casquette, un parapluie, un sac, un éventail et d’autres accessoires.
Appels aux dons dans les diocèses
À Bata, capitale économique du pays, les autorités religieuses se sont également mobilisées. L’évêque local a lancé un appel aux dons auprès des fidèles, sollicitant un soutien matériel, logistique ou financier pour assurer le bon déroulement de la visite.
Une tournée africaine très attendue
La venue du pape Léon XIV s’inscrit dans une tournée africaine qui doit le conduire successivement en Algérie, au Cameroun, en Angola, avant son étape en Guinée équatoriale.
Si cet événement est présenté comme un moment historique pour le pays, les modalités de son financement suscitent toutefois des interrogations, notamment sur le caractère volontaire ou non des contributions demandées à la population.
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