Selon des témoignages concordants, deux kamikazes ont déclenché leurs charges explosives en fin de matinée à proximité du commissariat central de la ville, située à une cinquantaine de kilomètres au sud de la capitale. Ce site, hautement sensible, a été immédiatement sécurisé par les forces de l’ordre.
Les deux assaillants ont été tués sur le coup, tandis qu’un policier a été blessé. Aucun bilan officiel complet n’avait encore été communiqué au moment des faits.
Cette attaque est intervenue dans un contexte particulier, alors que le pape Léon XIV était en visite officielle en Algérie et prononçait simultanément un discours à la grande mosquée d’Alger. Cette coïncidence soulève des interrogations sur le timing et les objectifs des assaillants.
Aucun groupe n’a revendiqué l’opération dans l’immédiat. Les autorités ont néanmoins renforcé les mesures de sécurité dans la capitale et ses environs, notamment autour des sites liés à la visite papale.
Ce double attentat survient après plus d’une décennie sans attaque d’une telle ampleur en Algérie. Le dernier événement majeur de ce type remontait à 2012, dans un pays qui avait progressivement retrouvé une relative stabilité sécuritaire.
Le contexte régional, marqué par l’activité persistante de groupes armés dans certaines zones du Sahel, reste une source d’inquiétude pour les autorités.
Lors de son intervention, le pape a appelé à une plus grande ouverture politique et à une participation accrue des citoyens à la vie publique. « La véritable force d’un pays réside dans la coopération de tous pour le bien commun », a-t-il déclaré, invitant les dirigeants à promouvoir « une société civile vivante, dynamique et libre ».
L’Algérie demeure profondément marquée par les violences de la décennie noire des années 1990, qui ont fait des dizaines de milliers de victimes et continuent d’influencer la vigilance sécuritaire du pays.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










