Cette visite intervient alors que les autorités sanitaires congolaises et leurs partenaires internationaux tentent de contenir la propagation de la maladie dans une région confrontée à de multiples défis sécuritaires et humanitaires.
L’Union européenne mobilise des moyens supplémentaires
Lors de son déplacement à Bunia, Hadja Lahbib a souligné l’engagement de l’Union européenne face à cette urgence sanitaire. Elle a notamment appelé à un cessez-le-feu dans les zones affectées afin de permettre aux équipes médicales et humanitaires d’accéder aux populations dans des conditions de sécurité optimales.
Selon la responsable européenne, l’enveloppe de cinq millions d’euros servira principalement à renforcer les capacités de diagnostic et de dépistage dans les zones les plus touchées par l’épidémie.
Bruxelles a également déjà acheminé plusieurs cargaisons humanitaires vers l’est de la RDC. Ces aides comprennent des médicaments, des équipements de protection individuelle ainsi que des infrastructures temporaires destinées à soutenir la réponse sanitaire sur le terrain. D’autres vols humanitaires sont attendus dans les prochains jours.
Un plan international de 518 millions de dollars
Parallèlement à l’appui européen, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont lancé un vaste plan d’intervention évalué à 518 millions de dollars sur une période de six mois.
Ce programme vise à renforcer la surveillance épidémiologique, les capacités de laboratoire, le dépistage précoce ainsi que les mesures de prévention et de contrôle des infections.
L’Ituri, épicentre de l’épidémie
L’épicentre de la flambée actuelle se situe dans la province de l’Ituri, une région régulièrement affectée par les violences de groupes armés. Cette insécurité persistante, combinée à la dégradation des infrastructures routières, complique considérablement l’accès des équipes humanitaires aux communautés les plus exposées.
Les autorités sanitaires craignent que ces difficultés logistiques ne ralentissent les efforts de riposte et n’augmentent les risques de propagation du virus dans les zones reculées.
Alors que la mobilisation internationale s’intensifie, les acteurs de santé publique insistent sur l’importance d’une réponse rapide et coordonnée pour éviter une aggravation de la crise sanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
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