Selon un responsable américain ayant requis l’anonymat, les drones représentaient une « menace autour du détroit d’Ormuz », axe stratégique essentiel pour le commerce mondial du pétrole. L’armée américaine affirme également avoir détruit une station de contrôle qui préparait le lancement d’un cinquième drone.
Les médias iraniens ont rapporté plusieurs explosions près de Bandar Abbas, importante ville portuaire située sur le détroit d’Ormuz. Peu après, les Gardiens de la Révolution ont revendiqué des frappes contre une base américaine, sans préciser sa localisation exacte. L’armée koweïtienne a, de son côté, signalé des attaques impliquant missiles et drones.
La télévision d’État iranienne a également annoncé que des tirs de semonce avaient été effectués contre quatre navires tentant de traverser le détroit d’Ormuz, sans fournir davantage de détails sur leur provenance.
Un cessez-le-feu de plus en plus fragile
Ces nouveaux incidents interviennent alors qu’une trêve précaire est censée être en vigueur depuis plusieurs semaines, après plus d’un mois de frappes israélo-américaines ayant causé des milliers de morts dans la région.
Au Liban également, les combats se poursuivent malgré un cessez-le-feu théorique instauré le 17 avril. L’armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé des positions du Hezbollah à Tyr, dans le sud du pays. Israël considère désormais comme une « zone de combat » tout le territoire situé au sud du fleuve Zahrani.
Pendant ce temps, les discussions diplomatiques entre Washington et Téhéran peinent à avancer. Le président américain Donald Trump a de nouveau durci le ton mercredi en évoquant une possible reprise des hostilités.
« L’Iran veut conclure un accord, mais nous ne sommes pas encore satisfaits », a déclaré le président américain, ajoutant que les États-Unis pourraient être amenés à « finir le travail ».
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