Des avoirs potentiellement bloqués
Tomoko Akane, de nationalité japonaise et présidente de la CPI depuis 2024, ainsi qu’Abdoulaye Seye, ressortissant sénégalais, sont visés par des mesures prises en vertu du décret présidentiel 14203, signé par Donald Trump en février 2025.
Cette inscription entraîne notamment le blocage des éventuels avoirs détenus par les deux responsables aux États-Unis. Elle interdit également aux citoyens et aux entreprises américaines d’effectuer des transactions avec eux.
Une pression accrue sur la CPI
Ces nouvelles sanctions interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et la CPI. Les États-Unis reprochent notamment à la Cour d’exercer sa compétence à l’égard de pays qui ne sont pas parties au Statut de Rome, traité fondateur de la juridiction.
Washington a également intensifié sa pression contre la CPI depuis que celle-ci a délivré, en novembre 2024, des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour des crimes de guerre présumés à Gaza.
Le gouvernement américain considère les actions de la CPI comme une remise en cause de la souveraineté des États-Unis et d’Israël, alors que Washington n’est pas partie au Statut de Rome.
Tomoko Akane défend l’indépendance de la Cour
Tomoko Akane a, de son côté, critiqué à plusieurs reprises la campagne de sanctions menée par les États-Unis contre les responsables de la CPI. Elle a notamment assuré que ces mesures ne modifieraient pas la manière dont les juges exercent leur mandat.
La présidente de la Cour a réaffirmé son attachement à l’indépendance et à l’impartialité de la juridiction, estimant que les juges ne devaient subir aucune pression dans l’interprétation de leur cadre juridique ni dans le traitement des affaires.
La CPI n’avait pas encore publié de réaction officielle aux dernières sanctions au moment de la publication de l’article.
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