Patrice Talon a été élu dimanche à la tête du Sénat avec 24 voix sur les 24 membres présents, alors que l’institution compte 25 sénateurs. Une unanimité que le porte-parole du gouvernement considère comme un élément particulièrement significatif
« Sur 24 membres présents, il aura recueilli quand même 24 voix », a relevé Wilfried Léandre Houngbédji lors d’une émission consacrée à l’actualité nationale. Selon lui, ce résultat traduit le consensus dégagé entre les membres de la chambre haute.
Le ministre porte-parole estime également que l’absence d’autres candidatures à la présidence du Sénat constitue un signe positif. Plusieurs personnalités susceptibles de briguer le poste auraient finalement choisi de soutenir la candidature de Patrice Talon.
« Qu’ils ne se soient pas présentés (…) et qu’ils se soient fondus dans le groupe pour faire parler l’institution d’une voix, je pense que c’est un bon signe pour nous », a-t-il déclaré.
Une confiance accordée par les sénateurs
Wilfried Léandre Houngbédji a par ailleurs tenu à souligner que l’élection de Patrice Talon ne relève pas de la seule volonté de l’ancien chef de l’État. Sa candidature devait nécessairement recevoir l’approbation des membres du Sénat.
« Lui, il a beau se porter candidat (…) il a encore bien fallu que l’ensemble des membres de l’institution lui accordent confiance », a-t-il souligné.
Le porte-parole du gouvernement estime toutefois que les sénateurs sont les mieux placés pour expliquer les critères ayant guidé leur choix. Il évoque néanmoins les qualités de Patrice Talon, qu’il dit avoir côtoyé durant les dix années de sa présidence, comme pouvant avoir pesé dans cette décision.
De la présidence de la République à celle du Sénat
Interrogé sur le passage de Patrice Talon de la présidence de la République à la tête du Sénat, Wilfried Léandre Houngbédji invite à considérer cette nouvelle fonction sous son aspect institutionnel.
« C’est un président d’institution », a-t-il répondu, rappelant que l’ancien chef de l’État rejoint désormais les responsables des autres institutions constitutionnelles du pays.
Pour le ministre, le Sénat doit travailler en complémentarité avec les autres institutions afin de contribuer à la poursuite du développement du Bénin, au renforcement de la cohésion nationale et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Installé le 30 juillet dernier à la suite de la révision constitutionnelle ayant instauré cette nouvelle chambre, le Sénat béninois entre ainsi dans une nouvelle phase de son fonctionnement avec l’élection de son premier bureau et de son président.
L’élection de Patrice Talon à sa tête, obtenue sans opposition parmi les membres présents, marque une étape importante dans la mise en place de cette nouvelle institution de l’architecture politique béninoise.
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