Les manifestants se sont rassemblés dès 6h30 à la gare Centrale de Bruxelles avant de défiler en direction du siège du Mouvement Réformateur (MR). Objectif : interpeller directement son président, Georges-Louis Bouchez, sur les réformes en cours.
Selon Vincent Houssin, cette mobilisation a permis d’ouvrir un canal de discussion avec le parti libéral, une initiative accueillie favorablement par les représentants syndicaux.
Une réforme des pensions au cœur des tensions
À l’origine de la contestation, le projet du ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, qui prévoit de modifier le mode de calcul des pensions. Celui-ci serait désormais basé sur l’ensemble de la carrière, et non plus sur les dix dernières années.
Selon les syndicats, cette réforme entraînerait une baisse moyenne d’environ 400 euros nets mensuels pour les policiers, une perspective jugée inacceptable par les manifestants.
Les organisations syndicales réclament également le respect des engagements pris lors de la précédente législature, notamment une revalorisation salariale promise par l’ex-ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden.
Le dispositif NAVAP vivement contesté
Autre point de discorde : la réforme du dispositif NAVAP (non-activité préalable à la pension). Ce mécanisme permet actuellement aux policiers de quitter leur fonction jusqu’à quatre ans avant l’âge légal de la retraite, avec une pension réduite.
Le projet gouvernemental prévoit de limiter cette période à deux ans, avec une suppression progressive à terme. Une mesure vivement critiquée par les syndicats, qui y voient une remise en cause des acquis sociaux de la profession.
Vers un dialogue sous tension
Cette mobilisation illustre les tensions croissantes entre les forces de l’ordre et l’exécutif belge autour des questions de fin de carrière et de conditions de travail. Si un dialogue semble s’amorcer, les syndicats préviennent que d’autres actions pourraient suivre en l’absence de concessions.
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