Il rejoint plus de 70 autres prévenus dans cette affaire sensible qui tient en haleine l’opinion nationale.
Détenu depuis plus de deux mois, Masra est poursuivi pour des chefs d’accusation lourds : diffusion de messages à caractère raciste et xénophobe, assassinat et association de malfaiteurs. Son arrivée, escortée par une dizaine d’agents de la police judiciaire lourdement armés et cagoulés pour certains, a provoqué un moment de tension dans la salle d’audience.
Contrairement aux autres inculpés vêtus de dossards orange, l’ancien chef du gouvernement est apparu en tenue civile, visiblement amaigri mais souriant, selon des témoins sur place. Il a pris place au milieu des autres accusés, qui se sont levés à son entrée.
Les auditions, entamées en matinée, se poursuivent avec une trentaine de co-accusés qui nient en bloc toute implication dans les violences. Selon la défense, l’audition de Succès Masra est prévue dans l’après-midi.
Ce procès, délocalisé exceptionnellement à la Cour suprême pour des raisons de sécurité et de capacité, s’annonce comme un moment clé dans la vie politique et judiciaire tchadienne. Les regards restent braqués sur la suite des débats.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










