Ces arrestations interviennent dans un contexte marqué par des appels à la mobilisation et des restrictions annoncées par les autorités. Selon des informations disponibles, neuf membres du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), principale coalition opposée au président Mahamat Idriss Déby Itno, avaient été arrêtés le samedi 25 avril avant d’être placés en garde à vue. À l’issue de leur audition par le parquet, huit d’entre eux ont été transférés à la maison d’arrêt de Klessoum, dans la capitale.
Le parquet de N’Djamena a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire visant les personnes concernées. Les autorités évoquent des accusations d’« association de malfaiteurs », de « mouvement insurrectionnel », de « rébellion » et de « détention illégale d’armes de guerre », précisant que la procédure suit son cours.
Ces arrestations surviennent quelques jours avant une marche de protestation et d’indignation prévue pour le 2 mai par le GCAP, une initiative déjà interdite par les autorités, invoquant des impératifs liés à l’ordre public.
Dans la continuité de ces mesures, le ministre de la Sécurité a annoncé la dissolution de la coalition par une décision de la Cour suprême, appelant ses membres à mettre fin à toute activité jugée susceptible de troubler la stabilité du pays.
Le GCAP, qui regroupe plusieurs partis politiques et acteurs de la société civile, se positionne comme une force critique du pouvoir en place et dénonce régulièrement des restrictions des libertés publiques ainsi qu’un climat politique jugé contraignant.
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