Contrairement à la thèse avancée par les autorités, qui évoquent un massacre prémédité fomenté par l’ancien Premier ministre Succès Masra, les témoignages recueillis sur le terrain évoquent plutôt un conflit traditionnel entre agriculteurs et éleveurs qui aurait dégénéré.
Un journaliste ayant récemment séjourné dans la région confirme ces incertitudes : « Il subsiste trop de zones d’ombre autour de cette affaire », affirme-t-il.
Selon le rapport du collectif, les violences ont commencé début mai avec le meurtre de plus de 40 éleveurs. Depuis, près d’une centaine d’agriculteurs ont été arrêtés et poursuivis. Par ailleurs, 11 des 12 villages agricoles du canton de Mandakao auraient été attaqués et incendiés par des individus armés non identifiés.
Alors que les organisations de la société civile et la presse tentent de faire la lumière sur ces événements, les autorités judiciaires appellent à la retenue. Le procureur de N’Djamena, Oumar Mahamat Kedelaye, a mis en garde les journalistes contre toute initiative indépendante d’enquête sur place, estimant que cela pourrait compromettre les investigations officielles en cours.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










