Les débats, organisés dans le cadre de la session parlementaire de l’organe législatif de l’Union africaine, ont largement porté sur les attaques visant les migrants africains. Selon les autorités sud-africaines, ces violences ont déjà fait au moins quatre morts et provoqué le déplacement de plusieurs dizaines de milliers de personnes.
Prenant la parole devant l’assemblée, le représentant du Zimbabwe, Happymore Chidziva, a exhorté les parlementaires à dépasser les déclarations de principe. Il a estimé que la sécurité du continent est également menacée par « la haine, l’intolérance et la division », appelant le Parlement panafricain à agir avec fermeté contre les violences afrophobes.
Au nom du groupe des pays d’Afrique de l’Ouest, le député ivoirien Yao Yao Lazare a présenté une motion visant à renforcer la lutte contre la xénophobie. Le texte propose notamment l’adoption de sanctions contre les auteurs des violences, ainsi que la mise en place d’une enquête indépendante de l’Union africaine sur les récents incidents en Afrique du Sud.
Selon ses promoteurs, ces attaques ne visent pas uniquement des individus, mais portent également atteinte aux principes du panafricanisme et de la solidarité entre les peuples africains. La motion a reçu le soutien de plusieurs délégations, notamment celle du Kenya, illustrant une mobilisation croissante des parlementaires africains face à cette crise.
Depuis plusieurs semaines, l’Afrique du Sud est le théâtre de manifestations et d’agressions visant des migrants africains, accusés par certains groupes de concurrencer les citoyens sud-africains pour l’emploi et l’accès aux services publics. D’après les estimations, plus de 160 000 étrangers ont quitté le pays au cours des deux derniers mois, une situation qui accentue les tensions diplomatiques entre Pretoria et plusieurs États africains.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie









