Parmi les personnes interpellées figurent plusieurs responsables et militants du parti d’opposition Chadema, selon le porte-parole de la police, David Misime, cité par le média tanzanien Mwananchi.
Les arrestations ont eu lieu entre le 4 et le 7 juillet, alors que des appels à des manifestations non autorisées circulaient dans le pays. Ces rassemblements devaient notamment porter sur des revendications liées aux réformes démocratiques, à la justice pour les victimes des violences électorales de l’année dernière et à la libération de l’opposant Tundu Lissu, poursuivi pour trahison.
Une surveillance renforcée des réseaux sociaux
Selon les autorités, les services de sécurité avaient intensifié leur surveillance des activités en ligne afin d’identifier les personnes soupçonnées de préparer ces manifestations. La police accuse les individus arrêtés d’avoir participé à des réunions clandestines et diffusé des messages appelant à des actions criminelles.
« À la suite de cette surveillance, 130 suspects ont été arrêtés dans différentes régions du pays. Ils planifiaient, participaient à des réunions clandestines, préparaient et diffusaient des informations incitant à des actes criminels », a déclaré David Misime.
Les forces de l’ordre évoquent notamment des projets de diffusion de messages provocateurs sur les réseaux sociaux, d’attaques contre des infrastructures publiques, de destructions de biens ainsi que d’agressions visant des membres des services de sécurité et des responsables politiques.
Des tensions persistantes autour de l’opposition
Ces arrestations interviennent dans un climat politique tendu en Tanzanie, où les autorités sont régulièrement critiquées par des organisations de défense des droits humains concernant la gestion des manifestations et la liberté d’expression.
La police rejette ces accusations et assure que les opérations menées visent uniquement à prévenir des actes de violence. Elle indique par ailleurs que les enquêtes se poursuivent afin d’identifier d’autres personnes susceptibles d’être impliquées dans l’organisation de ces actions présumées.
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