Cette annonce intervient alors que plusieurs partis d’opposition et des mouvements de jeunesse prévoient une mobilisation nationale pour rendre hommage aux victimes des affrontements et dénoncer les meurtres de masse imputés aux forces de l’ordre.
Le nombre réel de morts demeure un sujet explosif : les autorités de Dar es Salaam ont promis la création d’une commission d’enquête, mais refusent pour l’heure de communiquer des chiffres officiels.
Le gouvernement rejette les accusations de dissimulation de corps, qualifiant les médias locaux et internationaux de « biaisés », sans toutefois fournir ses propres données.
Un scrutin contesté et une gouvernance sous tension
Réélue avec près de 98 % des suffrages, Samia Suluhu Hassan fait face à de vives critiques au niveau national et international. Ses opposants l’accusent de diriger le pays d’une main de fer, après un scrutin du 29 octobre marqué par l’arrestation de ses principaux adversaires.
Durant la période électorale, Internet a été coupé pendant près d’une semaine, empêchant la population de partager images et vidéos des violences survenues dans plusieurs grandes villes du pays, nourrissant les accusations de censure et de répression.
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