Depuis plusieurs semaines, le gouvernement interdit les rassemblements politiques et multiplie les mises en garde à l’endroit des manifestants, qualifiés de « criminels ». Cette stratégie vise à décourager toute mobilisation dans la capitale économique.
Un contexte marqué par les violences post-électorales
L’appréhension reste vive dans le pays, encore marqué par les violences qui ont suivi les élections législatives d’octobre 2025. Selon les autorités, ces troubles ont fait 518 morts, sans qu’aucune responsabilité précise ne soit établie.
De leur côté, plusieurs organisations de défense des droits humains accusent les forces de sécurité d’avoir causé la mort de milliers de personnes lors de cette crise post-électorale.
Une opposition sous pression
Le gouvernement de la présidente Samia Suluhu Hassan fait face à des accusations de dérive autoritaire, certains observateurs estimant que la répression dépasse celle exercée sous son prédécesseur, John Magufuli.
Figure de proue de l’opposition, Tundu Lissu est détenu depuis avril 2025 pour des accusations de trahison. Il encourt la peine de mort, une situation qui continue d’alimenter les critiques contre le pouvoir à l’approche des nouvelles manifestations.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










